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Le principe d’une accessibilité généralisée, quel que soit le type de handicap, est inscrit dans la loi depuis 2005. Mais, aujourd’hui, l’accessibilité est essentiellement abordée en termes d’accès physique à des lieux. Si cela est important pour tous, l’enjeu pour les personnes handicapées mentales est plus vaste.

Chaque personne handicapée mentale est différente.
Son handicap peut se traduire par des obstacles pour :

  • s’orienter et se repérer dans l’espace ;
  • évaluer l’écoulement du temps ;
  • s’exprimer clairement et maîtriser les règles de communication ;
  • accéder à la lecture et à l’écriture ;
  • mémoriser des informations et fixer son attention.

Lui rendre accessible la cité, c’est réduire les difficultés liées à sa déficience intellectuelle.

Quels objectifs ?

Les personnes handicapées mentales doivent pouvoir accéder aux mêmes services que tout citoyen : l’information, la santé et les soins, l’éducation, la scolarisation, la formation, le travail et l’emploi, les transports, le logement, les loisirs et les sports, la culture, la vie citoyenne et politique...

Cette mise en accessibilité de l’environnement nécessite de bien intégrer la spécificité de la déficience intellectuelle.

Cela suppose aussi de prendre toute la mesure des besoins, des souhaits et des aspirations des personnes concernées et de leur proposer des aides techniques et humaines appropriées.

Que faire ?

La relation aux autres et à leur environnement est le premier obstacle que les personnes déficientes intellectuelles rencontrent dans la cité. C’est pourquoi il importe de leur proposer en premier lieu un accompagnement humain pour améliorer leur accueil et faciliter les échanges.

D’autres initiatives sont aussi à mener pour simplifier les informations, faciliter leur orientation… Il s’agit alors d’intervenir davantage sur un aménagement matériel.

Les actions concrètes à mettre en œuvre peuvent prendre diverses formes :

  • une qualité d’accueil et d’écoute par du personnel formé ou sensibilisé ;
  • un accompagnement des personnes dans la formulation de leur choix ;
  • la mise à disposition d’une information simplifiée ;
  • l’adaptation de visites guidées ;
  • une signalétique adaptée ;
  • etc...

L’Unapei et ses associations développent déjà des partenariats pour faciliter l’accès des lieux publics. De nombreux développements ont ainsi déjà vu le jour ou sont en projet dans les transports, les collectivités locales, les établissements culturels, les centres commerciaux, etc., qui, progressivement, s’emparent du sujet et apposent le pictogramme S3A. Avec os Victoires de l’accessibilité, nus participons à cet effort de sensibilisation en démontrant que cela est possible.